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En 1860, le Comté de Nice est annexé à la France. Le Père BAL se rend à Nice et rencontre Monseigneur SOLA, évêque de la ville, en vue d’ouvrir un nouvel asile. Le choix se fait sur une maison de campagne, la propriété QUAGLIA. Les trois premières religieuses arrivent le 7 décembre 1862. Elles s’y installent et la baptisent "asile Saint-Michel-la Beaume". Le bâtiment est achevé et inauguré le 8 mai 1867. Les niçois baptisent l’endroit à leur manière « asile de Saint-Pons », en raison de sa proximité avec le monastère de Saint-Pons.
Au fil des années, des bâtiments nouveaux se construisent au hasard de la place disponible et des besoins du moment car il n’y a pas de plan directeur.
En 1867, un traité prévoit l'accueil des malades placés d’office, par décision préfectorale, et des malades placés volontairement par les familles.
Mais, le 3 avril 1875, un terrible incendie éclate dans le bâtiment principal où dorment 200 patients. Il n’y a que 3 victimes mais les bâtiments restant étant insuffisants, les patients sont évacués sur Aix, Marseille et Montpellier. Le bâtiment central est reconstruit en 1876.
En 1878, "l'asile" compte 216 malades, un médecin à temps plein -un interne pourra être nommé quand le nombre de malades atteindra 300- des religieuses et religieux ainsi que des gardiens laïques. Ces derniers ont pour fonction « de protéger les malades et le personnel, et de fournir en même temps au médecin les renseignements qui lui sont indispensables pour l’observation et le traitement des aliénés ».
A partir de 1877, la décision d’agrandir l’asile est prise à la suite du traité conclu entre le département algérien de Constantine et la Congrégation, le nombre de malade passe alors de 200 à 400.
Les maladies et leurs traitements évoluent avec le temps. En 1937, l’appellation «Asiles d’Aliénés» est légalement abandonnée au profit de «hôpital psychiatrique».
L’Hôpital Sainte-Marie de Nice garde sa fonction jusqu’à nos jours, excepté à la fin de la seconde guerre mondiale où il est évacué le 18 février 1944 pour se consacrer aux malades détenus politiques de décembre 1944 à novembre 1945. Les patients sont alors évacués et transférés dans d’autres hôpitaux. Tous réintègrent Nice le 1er mars 1946.
A partir des années 60, de nouveaux bâtiments sont construits, donnant à l’hôpital son aspect actuel. Il a pris en charge, jusqu'en 1975,date de la signature de la convention de secteurs, tous les patients du département, y compris les enfants. A peu près à la même époque, la mise en place de l'Allocation Adultes Handicapés et les premières créations d'établissements médico-sociaux, comme les CAT, associés à la sectorisation, qui favorise l'ouverture sur la cité, permettent de réorienter, de réhabiliter, voire de réinsérer, un grand nombre de patients. Le nombre de lits passe alors d'environ 1 400 à 800, pour atteindre actuellement 437 lits et 240 places.
A partir de 1978, lors de la création des intersecteurs de pédopsychiatrie, l'établissement ne prendra plus en charge les enfants.
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